Derniers Commentaires

Présentation

Recherche

Dimanche 8 avril 2007 7 08 /04 /Avr /2007 12:34

 

Le projet Equateur vise à la fois à préserver la culture shuar et à soutenir les initiatives locales. Nous sommes 5 étudiants et nous avons tous été séduits par les aspects interculturels et solidaires de l’action. Le projet s’inscrit dans la continuité de ceux réalisés par HOE les années précédentes au sein des communautés shuars.



metzweb15.jpg

 


La communauté avec laquelle nous coopérons se situe près de Puyo dans la région de Pastaza. Depuis 2003, l’association reste en contact avec deux représentants de la communauté de Tzuntsu : Francisco Ecuador et Maria Shacay Chup.

 



amerique-du-sud.JPG

 


 


 

 

Puyo est la capitale de la province de Pastaza et est la seule ville importante à proximité de la forêt amazonienne en Equateur. Elle concentre donc une part importante de la population de la province (45 000 personnes) et est une étape de l’ écotourisme. 

Elle est située a 239km de Quito mais se situe à proximité de villes importantes telles que Macas (129km), El Tena (79 km) … Des infrastructures touristiques se sont développées à Puyo, c’est donc dans ce cadre qu’il est envisagé de mettre en place un musée des cultures indigènes.

 

 

 

 

 

 

Au-delà des échanges culturels, notre action consiste à soutenir les initiatives locales. Notre principal objectif sera d’aider la communauté à valoriser la culture Indigène par la mise en place d’un musée : la Casa de la sabiduría.

Ceci permettra de plus une meilleure insertion sociale de ces populations. Par ailleurs, nous soutenons deux autres projets proposés par la communauté de Tsuntzu qui sont la création d’une filière de commercialisation d’une plante appelée douce-amère et le renforcement d’un petit élevage bovin, afin d’enrichir l’alimentation en protéines.

L’objectif de ces trois projets est de générer un revenu qui permettra, d’améliorer le quotidien de la communauté. Comme le souhaitent les Shuars, ce développement économique ne se fera pas au détriment de la culture qu’ils s’efforcent de préserver.

 


metzweb03.jpg

 


D’autre part, cette démarche s’inscrit dans une logique de développement durable, puisqu’elle est respectueuse de l’environnement et de la biodiversité de la forêt amazonienne.

 


 

metzweb09.jpg


Au retour, nous comptons réaliser des expositions et des conférences, afin de témoigner de notre expérience.

 

Il nous semble important de préciser que l’ensemble des réalisations est à l’initiative d’une communauté très motivée. Afin de mener des projets en accord avec les besoins réels de la communauté, nos lignes directrices sont l’échange, l’écoute, et le respect.


Par Claire Laot - Publié dans : Présentation du projet
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 8 avril 2007 7 08 /04 /Avr /2007 12:42


HOE est née en 2001, du partage d’expériences d’un groupe d’étudiants et de jeunes actifs. De douze à sa création, l’association est passée à plus de cent membres cette année. Et bien que Hoé ait été créée sur l’initiative de jeunes, les relations intergénérationnelles y sont omniprésentes et permettent d’acquérir une maturité indispensable à la réalisation de projets de développement.

 

logo.JPG


“Donner c'est bien, partager c'est mieux.”


Hoé, aujourd’hui, c’est l’ambition de créer un réseau d’initiatives, de projets, de méthodes et de visions du monde.


Les domaines d'intervention


Hoé travaille en partenariat avec les associations les plus diverses dans des domaines tels que la protection de l’enfance, de la jeunesse, l’aide aux personnes handicapées, le soutien aux personnes âgées, l’insertion sociale et professionnelle, la promotion de la démocratie et de la citoyenneté, le développement rural, l’urbanisme,...


● Actions menées depuis 2001


  • Équateur (2003,2006) : Sauvegarde de la culture Indigène shuar et soutien des initiatives locales

  • Inde (2004, 2005,2006 : Soutien de l'action locale au Tamil Nadu

  • Pérou (2002, 2003,2006) : Soutien d’une association d’aide à l’enfance (Casa del niño)

  • Tanzanie (2003, 2004,2006) : Projet de découverte des réalités auprès de l'association Partage.

  • Roumanie 2006 : Projet de découverte des réalités. Animation dans plusieurs structures d'accueil d'enfants de Bucarest.

Par Claire Laot - Publié dans : Présentation du projet
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 8 avril 2007 7 08 /04 /Avr /2007 12:47
Sans-titre1.JPG Sans-titre.JPG



Martin PUJOL, étudiant à l'ENSG tout comme trois autres membres de l’équipe. Cette unité géographique permet une certaine cohésion précoce du groupe. Il apporte sa maîtrise de la langue espagnole.


Camille JOUIN, étudiante à l'ENSG de Nancy et originaire de Caen. Elle a déjà rencontré une population de culture très différente puisqu’elle a fait un voyage en Chine en 2003, dans le cadre d’un échange scolaire. Elle apporte sa maîtrise de la langue espagnole.


Pierre BOSZCZUK, étudiant à l'ENSG de Nancy. Il a déjà séjourné au Costa Rica et est attiré depuis longtemps par l’Amérique latine. Il apporte sa maîtrise de la langue espagnole.


Alzina JOUANNE, étudiante à l'ENSG de Nancy et originaire de Caen. Elle apporte son expérience en animation, notamment auprès des enfants.


Claire LAOT, étudiante sage femme à Rouen, elle a déjà une expérience dans l’interculturel sur le continent africain, puisqu’elle est partie au Togo en 2006 pour du soutien scolaire. Elle apporte une vision médicale et sanitaire.




PIERRE.JPG CAMILLE.JPG ALZINA.JPG CLAIRE.JPG MARTIN.JPG



 

Le groupe est composé de cinq étudiants. Chaque membre arrive au sein du groupe avec des expériences différentes mais tous ont le profond désir d’aller à la rencontre de la communauté shuar et de découvrir leur mode de vie. D’un point de vue pratique, l’équipe est capable de faire face à des situations médicales d’urgence, puisque chacun des membres possède l’AFPS (Attestation de Formation aux Premiers Secours). Une cohésion s’est crée rapidement avec une très grande motivation autour de ce projet, et l’envie de déployer l’énergie nécessaire pour défendre les valeurs d’HOE.


 

PICT0015.JPG

 

 

PICT0014.JPG

Martin, Camille, Pierre, Alzina, Claire - Equipe 2007

Evan, Cyril - Equipe 2006

Par Claire Laot - Publié dans : Présentation du projet
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 15 avril 2007 7 15 /04 /Avr /2007 03:13


Distinguons d’abord les différents peuples autochtones d’Equateur. Ils sont multiples même si la majorité appartient au groupe Quichua (97%) qui se regroupe principalement au cœur de la cordière et au nord de l’Oriente, l’amazonie équatorienne. Sur la côte sont présents les Awas, Chachi et Tsanchila qui ne représentent aujourd’hui que 0,25% de la population indigène dans le pays. En plus des Quichuas l’Oriente regroupe les ethnies Shuar (2%), Achuar, Huaorani, Shiwiar, Siona, Secoya, Cofan et Zapara.

 

graph1.JPG
      

 

Les Indigènes shuars représentent aujourd’hui la deuxième ethnie d’Equateur avec une population de 70 000 personnes pour l’ensemble de l’Equateur et la moitié seulement parle encore le Shuar.

 


Comme souvent, le contexte socio-économique varie fortement selon que notre attention se porte sur tel ou tel groupe ethnique. Etant donné la nature de notre projet nous nous intéresserons au cas des populations indigènes et plus particulièrement aux populations indigènes vivant en habitat isolé et ayant conservé la plupart de leurs traditions (faiblement acculturées).

Par Claire Laot - Publié dans : Présentation du projet
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 15 avril 2007 7 15 /04 /Avr /2007 03:22




Situation du groupe ethnique Shuar avant l’acculturation (milieu du 20ème siècle)


Comme le relate Jean-Patrick Costa dans son livre "Indiens Jivaros" la société Shuar d’avant l’acculturation était une société du "plaisir immédiat" sans modification de son environnement. Elle régulait sa démographie et son expansionnisme à travers une "guerre de prestige", des guerres de vengeance et non d’émancipation entre les communautés. Elle vivait en autarcie et en habitat isolé tout en subvenant à ses besoins par une agriculture légère, de la chasse, et de la pêche. Les communautés comptaient quelques familles qui vivaient de manière semi-nomade au gré de la fertilité des sols cultivés et du gibier. Enfin chacun jouissait d’une considération sociale de par son rôle dans la "guerre de prestige" tout en ayant un temps libre important puisque la masse horaire de travail ne dépassait pas 4h par jour. La relation de la vie courante aux esprits de la forêt était forte au sein de ce peuple, et c’est elle qui réglait l’harmonie entre l’homme et la nature.


C’est un des peuples d’Amazonie à avoir repoussé le plus longtemps les assauts de la colonisation. Cela leur valu leur réputation de guerrier assoiffé de sang en occident alors qu’ils ne luttaient que pour la préservation de leurs terres en réduisant les têtes de leurs ennemis. Ce n’est qu’au début du XXe siècle que les premiers contacts entre les missionnaires salésiens ou évangéliques. et les communautés vivant à la périphérie du territoire shuar eurent lieu. Ils introduisirent « l’objet » dans les communautés ce qui fut la porte ouverte à la pacification de ce peuple à la tradition guerrière ancestrale.

 


Avec la pacification puis l’acculturation des Shuars on a assisté à l’écroulement de l’équilibre social. On a observé 2 types de réactions :

- acculturation importante : rassemblement en villages sur le modèle colonial

- acculturation moins importante : maintient d’un habitat en familles isolées mais contact régulier à la ville pour bénéficier de l’avantage de "l’objet" désormais indispensable au sein des communautés tels que les machettes, étoffes ou marmites en fer.

 

Une récente enquête montre bien la rapide acculturation des populations shuars :

- 10% ont l’électricité domestique

- 35% parlent espagnol

- 50% vivent dans des maisons de type "colon"

- 70% ont des enfants scolarisés

- 85% ont une production agricole régulière destinée à la vente


Situation actuelle des familles Indigènes shuars vivants en habitats isolés, peu acculturés


Ce peuple libre ne dispose maintenant plus de la totalité de ces terres pourtant essentielles à maintenir l’équilibre de leurs sociétés. Les territoires de chasse reculent sur le front d’une colonisation toujours active dans cette partie de l’Amazonie et le semi-nomadisme n’est plus qu’un souvenir.


Malgré la conservation d’une part important de leur mode de vie, les Indigènes dépendent désormais de la ville. Pour conserver leur mode de vie, ils développent des échanges avec les villages qui bien que composés d’autres Indigènes (qui jouissent d’un niveau matériel plus élevé) les utilisent. En effets, guides, intermédiaires divers issus des villages ne restituent aux communautés isolées qu’un faible pourcentage du bénéfice tiré des nouveaux échanges économiques avec les Indigènes.


Les populations les plus jeunes aspirent à se socialiser dans les villages de plus grande taille ce qui modifie de manière importante l’équilibre démographique des communautés. Ainsi les communautés de ces villages sont victimes de carences protéiques et malnutritions infantiles provoquées par la surprédation et la surexploitation agricole.


Le mode de vie en habitat isolé est en voie de disparition car profondément inadapté à la société moderne équatorienne, ainsi les indigènes abandonnent la chasse et lui privilégie l’élevage plus rentable. Il existe malgré tout, quelques communautés motivées qui souhaitent conserver leurs traditions et leurs croyances et cherchent des solutions économiques pour sauvegarder la culture Shuar sans pour autant tourner le dos à la réalité de l’Equateur d’aujourd’hui. Malheureusement ces communautés sont aujourd’hui isolées et manquent bien souvent de soutiens.


Les populations Indigènes shuars se sont fédérées depuis 1964 sous la bannière de la Fédération Shuar qui accorde de nombreuses aides aux indigènes mais qui est malheureusement impuissante à soutenir les populations faiblement acculturées.

 


Fondation Shuar (Federacíon Interprovincial de Centros Shuar)

 

La Fédération fonctionne comme un état dans l’état. Grâce aux aides extérieures, ses moyens sont considérables. Elle a obtenu par l’état que 75% des terres shuars soient reconnues comme une propriété inaliénable des Indigènes. Elle cherche aussi à assurer le développement économique de la population Indigène à travers l’ouverture de chemins publics, l’adduction d’eau potable, la fourniture de matériel agricole, …


Enfin elle assure un programme éducatif radiophonique en Shuar et en espagnol qui est devenu le soutien essentiel des nouvelles écoles bilingues. Malheureusement la fonctionnarisation d’une partie des employés de la Fondation ainsi que le soutien financier important apporté par l’état Equatorien mine l’indépendance de cet organisme. La sauvegarde de la culture Shuar ne fait donc pas vraiment le poids face au développement économique.


● Association Arutam


L’ONG Arutam a été crée à l’initiative d’un français Jean Patrick Costa et organise des programmes d’aide aux Shuars et soutien également d’autres organismes comme la Fondation Shuar. Elle soutient des projets dans les domaines suivants :



  • Santé : Médecine Occidentale, Médecine Traditionnelle, Chamanisme chez les Shuar, Mise en place de réseaux autochtones de pharmacies villageoises. Appui technique aux phytothérapies traditionnelles. Valorisation, Intégration, Légalisation des tradipraticiens dans les soins de santé primaire. Programmes de médecine intégrale (dynamiques sociales).

  • Rachat de Terres : Campagne Grand Public "Zéro Déforestation Shiwiar – Zapara"

  • Biodiversité : Programme de préservation des lieux et sentiers sacrés huichols (Mexique)

  • Cohésion ethnique et défense de la culture : Programme Huichol (Mexique)

  • Art : Echanges entre artistes, cours de dessins pour l’illustration des manuels scolaires shuar et montage vidéo

  • Langue : Sauvegarde de la langue Zapara (en stand by par manque d’expertise dans ce domaine)

  • Echanges interculturels : Invitation en France de leaders indiens, voyages et rencontres interethniques



Un partenariat avec cette ONG ne parait pas envisageable puisque nous ne travaillons pas à même échelle, En effet Arutam travaille de manière plus globale alors que notre action est essentiellement locale. Cela dit nos deux actions sont complémentaires.

 


● Fondation Tsunki Shuar


La fondation Tsunki Shuar est un groupe de musique et de danse traditionnelle visant à diffuser la culture shuar à chaque représentation. A l’initiative de deux leaders de la communauté de Tzunstu, Maria Shacay et Francisco Ecuador, le groupe diffuse sa culture à travers tout l’Equateur lors de festivals ou de présentations pour les touristes. Ces représentations permettent au groupe de vivre et d’apporter un petit soutien financier à la communauté. Pour l’avenir ils prévoient des projets plus ambitieux pour la défense et la reconnaissance de leur culture et de leur langue.


Par Claire Laot - Publié dans : Présentation du projet
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 23 avril 2007 1 23 /04 /Avr /2007 00:01

● Rencontre et partage du quotidien d’une communauté indigène dans la forêt amazonienne


L’un de nos objectifs est de conserver et renforcer les liens d’amitié créés au cours des deux projets précédents (en 2003 et 2006). Cette volonté de continuité permettra un réel suivi des actions réalisées précédemment et la réactualisation des objectifs communs.



● Soutien des initiatives locales d’accès à l’éducation et à la santé


Nous voulons appuyer les projets éducatifs et sanitaires de la communauté afin d’améliorer entre autre les conditions de scolarisation et de vie. Par exemple, en 2006, l’action de l’association a permis, entre autre, l’achat de vaches afin de contribuer à une alimentation plus équilibrée sans dépendre de la ville. Il pourrait être intéressant de compléter l’action entreprise l’année dernière d’achat de bétail, tout en considérant le problème des effets de l’élevage sur la forêt amazonienne.


● Sauvegarde des cultures indigènes


Nous soutenons cette année le projet de la « Casa de la sabiduría » (maison de la connaissance et de la sagesse) à Puyo : un musée des cultures indigènes de l’Amazonie équatorienne.

Cette solution permet à la fois une meilleure reconnaissance locale des Indigènes, une sauvegarde de la culture, une diffusion de celle-ci auprès des touristes et un apport financier non négligeable pour la communauté et ce à moindre coût. La construction et l’intendance seront assurées par la communauté selon les techniques indigènes shuar. Ce musée permettra aussi de continuer à mettre en valeur leur artisanat.


Equateur152.jpg metzweb01.jpg

Equateur193.jpg



Nous aimerions aussi favoriser la mise en place d’une filière de vente de Douce amère et de plantes médicinales. Cette solution peut être à l’origine d’une source de revenu pour la communauté sans pour autant modifier les habitudes des Shuars puisqu’ils en cultivent déjà pour leur usage personnel. Un tel commerce ne pourra être mis en place qu’après accord de la communauté, lorsque nous lui aurons fait prendre connaissance des contraintes imposées (quantité à produire, travail à fournir, revenus espérés, modification de l’environnement…).





Par Claire Laot - Publié dans : Présentation du projet
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 23 avril 2007 1 23 /04 /Avr /2007 00:02

2003 :

Prise de contact avec Francisco et Maria, nos contacts à Puyo.

Premiers échanges avec les Indigènes shuars.

Projets sur place : Construction d’un four à pain, sécurisation du chemin d’accès à la communauté, amélioration du régime alimentaire (plantation de légumes), aménagement du point d’eau.


2006 :

Renforcement des liens avec les Indigènes shuars.

Initiation du projet de la Casa de la Sabiduría (achat d’un caméscope pour répertorier des témoignages sur la culture shuar).

Projets réalisés dans la communauté de Tzuntsu : échanges linguistiques, diversification du régime alimentaire (achat de bétail), sauvegarde de la culture Shuar (soutien au groupe musical Tsunky Shuar créé par Francisco).


  Equateur205-copie-1.jpg


Jempé, Tsukanka, Tsunky, Unts Yawa, Pirish (qui prend la photo), l'équipe 2006
avec Francisco , Maria et leur famille

Par Claire Laot - Publié dans : Présentation du projet
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 23 avril 2007 1 23 /04 /Avr /2007 09:51


Les membres de la communauté de Tzuntsu avec qui nous collaborons dans le cadre du projet 2007 sont des Indigènes shuars. Les Shuars (ceux que les Espagnols ont surnommés les Jivaros) sont une des tribus Indigènes qui vivent dans la forêt amazonienne de l’Equateur. Leur population était estimée à 200 000 personnes à l’arrivée des Européens ; elle est tombée à 30 000 au XVIIIe siècle et compte aujourd’hui 80 000 membres. Dans l’ensemble, les Shuars se sont peu mélangés aux colons espagnols. Aujourd’hui, leurs tribus sont menacées par l’exploitation de la forêt et la prospection des compagnies pétrolières.


Les extraits choisis de l’entretien suivant réalisé lors du projet précèdant reflètent bien la demande de la communauté de Tzuntsu.

Extraits de l’interview de nos deux principaux partenaires :


Francisco Ecuador Sanchez Vivanco, 42 ans (au centre)

Maria Shakay Chup, 29 ans (à gauche)


 

Equateur269.jpg

 


 


Vous pensez que la culture shuar se perd?


M: Oui. Je pense que plus de la moitié de cette culture a disparue. […]

F: Il n’y avait pas d’école, mais l’éducation ancestrale était tout de même très stricte. […] Ensuite la civilisation est arrivée. C’était nouveau de voir des machettes. Parfois des avions. Quechua, Shuar, Ashuars sont allés à la ville pour voir tout ça. Cela nous a permis de modifier beaucoup de choses dans la nature mais nous sommes devenus métis et esclaves de métis. Maintenant nous sommes très énervés de voir comment les indigènes sont traités.


Vous dites que vous représentez le pays et la province. On voit des indiens sur les affiches touristiques, des calendriers, et pourtant vous êtes maltraités. C’est assez paradoxal.


F: C’est de la politique. Quand il y a des foires internationales, le ministère de la Culture envoit quelques indigènes et voilà. Leur but c’est de paraître bien pour eux-mêmes. Le gouvernement, les entreprises et les tours operateurs prennent 70% des recettes touristiques. Il reste peu pour les indigènes. Nous ne voulons pas être leur marionnettes et notre but est de montrer que nous existons.

M: Par le biais des autorités, nous avons participé à de grands événements, mais sans jamais être reconnus comme des “Indigènes”. Peut-être que parfois nous sommes un peu passifs, mais on sait maintenant se faire respecter et ne plus nous faire exploiter. Peu à peu ils nous prennent au sérieux. En même temps ils profitent toujours du côté de l’image.


Il y a des moyens de changer ça?


M: Ça serait bien de pouvoir dire “ça suffit”. Mais on a besoin de ça. Avec un travail qui nous soit propre on arrêterait. Mais quand on a besoin d’argent, on est obligé.


De quoi ont besoin les gens des communautés?


M: De presque rien. Une route. Mais ils ne font rien pour la construire. Pas comme quand ce sont les colons qui le demandent.


Et la Fédération shuar?


M: Malheureusement elle aide de moins en moins. En fait, ceux qui arrivent à sa tête oublient ce qu’ils avaient promis avant.


De quoi ont besoin les indigènes aujourd’hui pour préserver leur culture?


M: Des routes bien sûr, mais surtout des aides sur des projets qui n’abîment pas la forêt.


Le développement économique des communautés peut aider à sauvegarder leur culture?


M: Si une communauté peut vendre le produit de son travail et gagner de l’argent, cela fait que personne n’est obligé de partir. C’est forcément bon. Nous essayons de faire en sorte que personne ne doive partir. Mon message c’est que la vie des Shuars soit égale à celle d’avant. Mes grands-parents ne savaient pas ce qu’était un métis. Leurs idées étaient très pures et propres. Ils avaient beaucoup de confiance et ils se valaient par eux-mêmes. Ils vivaient jusqu’à 150 ans car ils étaient très savants. Pas de pollution ou de grippe. “La colonisation nous a ammené des maladies” disaient mes grands-parents. J’aurais voulu vivre comme quand j’étais petite: libre.


 

De ce dialogue on peut tirer deux demandes principales :

Besoin de préservation de l’identité Shuar par la diffusion et la reconnaissance de la culture Indigène
Recherche de nouveaux moyens financiers pour conserver le mode de vie Shuar

Par Claire Laot - Publié dans : Présentation du projet
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 23 avril 2007 1 23 /04 /Avr /2007 12:36


Malgré le fait que Puyo soit une étape importante des tour-opérateurs, il n’existe qu’un seul musée : l’Etno-Arqueológico Museum. Il faudra s’assurer sur place que le site choisi pour la construction du musée soit un site fréquenté par les touristes qui constituerait le public principal de ce musée. Le musée pourrait être construit en périphérie de la ville pourvu que l’information soit délivrée aux touristes et que l’accès soit aisé (une réserve naturelle sur Puyo a choisi cette solution et attire de nombreux touristes).


Contenu du musée


L’objet de ce musée est de faire connaître les cultures indigènes et leur histoire. Pour cela la communauté souhaite mettre en avant plusieurs aspects de la culture Indigène à travers


des témoignages vidéos : une caméra a été achetée lors du dernier projet de manière à recueillir le témoignage des anciens, détenteur d’un savoir qui mourra sans doute avec eux. Il faudra réaliser un montage vidéo, acheter le matériel nécessaire à sa projection et réfléchir aux problèmes de traduction.


-   des objets d’art : la communauté possède des objets d’art typique et pourra faire appel aux autres communautés avec lesquelles elle est en contact pour compléter la collection.



-   de l’artisanat : l’artisanat (bijoux, armes, parures, poteries…) représente un aspect essentiel du mode de vie Shuar. Sa présentation est donc un moyen de diffuser leur culture. Cela peut prendre la forme d’objets exposés et/ou d’un film présentant le lien entre tradition et artisanat.


3.jpg



-   de la musique et danse : Elle occupe une part importante de la culture Shuar. Le groupe Tsunki Shuar a réalisé plusieurs Cds qui pourront être diffusé pendant l’exposition.



-    un jardin botanique : Il se situerait à l’extérieur du musée et présenterait les différentes plantes (nutritives et médicinales) que côtoient les Shuars.


 


Moyens Humains


L’intendance et la construction du musée seront assurées par la communauté.

 

Moyens Techniques


Pour la construction, il est prévu d’utiliser des matériaux locaux et un outillage léger qui n’impliqueront pas de coût important. Pour le contenu de l’exposition, il faudra prévoir l’achat de matériel vidéo ainsi que d’un certain nombre de fournitures pour ettre en valeur son contenu. Ces achats seront effectués par la communauté en fonction du budget effectivement obtenu et après avoir défini les priorités avec eux.


Moyens Financiers

La communauté a estimé le coût total du musée à 10 000 euros. Compte tenu de la densité de ce projet, nous pensons que sa mise en place prendra deux ou trois ans. C’est pourquoi pour cette année, nous avons évalué son coût à 5 500 euros, coût qui comprend le démarrage du projet (achat du terrain, début de la construction…).


Résultats concrets détaillés et attendus

Pendant le mois en Equateur, nous nous fixons plusieurs objectifs :

- Achat d’un terrain propice à l’installation du musée.

- Définition d’un plan de travail en accord avec la communauté en intégrant les contraintes de sécurité, administratives et touristiques, pour s’assurer de la viabilité du projet.

- Mise en place du projet de construction


 

Par Claire Laot - Publié dans : Présentation du projet
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 14 mai 2007 1 14 /05 /Mai /2007 20:43

EXPOSITION A LA FNAC DE METZ

Les photos du projet Hoé Equateur 2006, prises par Antonin SABOT, membre du projet, ont été exposées a la Fnac de Metz fin 2006.

IMG-0150.JPG

IMG-0143.JPG

IMG-0142.JPG

EXPOSITION A LA MAIRIE DE NANCY

Les photos du projet Hoé Equateur 2006, prises par Antonin SABOT, membre du projet, ont été exposées à la mairie de Nancy, début 2007.


SOIREE ETUDIANTE
 

Jeudi 24 mai 2007 : soiree étudiante afin de présenter les projets HOE Equateur et HOE Inde 2007 au bar l'Emporium, rue Beauvoisine, Rouen.

Concerts de 2 groupes de rock, "Saline" et "L'Amicale Dijonaise"
qui ont accepté de participer benevolement.

empo1.JPG

"Saline" en concert à l'Empo 

  soiree-empo.JPG

Mathilde, Tristan (Hoé Inde 2007), Claire (Hoé Equateur 2007), Ben


VENTE DE CAFE A L'ENSG DE NANCY

Par Claire Laot - Publié dans : Actions en France
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus