04/08 Casa encore et toujours...

Publié le par Tous

Premiere journee a 4. On espere que Claire poursuit bien son voyage en avion et qu elle passe au travers des barrages douanniers sans trop de problemes. A l heure qu il est elle doit etre dans l avion Miami-Paris.

Ce matin nous avons encore eu des surprises. En effet pendant la nuit (decidement les shuars ne dorment jamais) la secretaire de la fondation TsunkiShuar a contacte un autre "maestro" qui est avant tout leur ami. Il etait disponible pour travailler des le lendemain et ce pour moins cher que le frere de Francisco (eh oui le Perou ce n est pas tout pres) difficilement disponible. 

Nous sommes donc arrive sur le terrain ou 20 personnes travaillaient deja pour nettoyer le terrain pour que le "maestro" puisse placer les limites de la Casa et du terrain acquis. Nous avons aussi pu constater que la buse (le tuyau) a ete parfaitement mise en place, l acces au terrain a ete ameliore par l amenagement d un escalier sur une pente glissante. Enfin l acces a l eau potable de cette riviere est garanti par un ingenieux systeme de goutiere en banbou qui prend l eau a sa source. 


La matinee a ete consacree a terminer le nettoyage du terrain. Apres un repas bien merite nous avons pu aborder avec le "maestro" la question du buget et de maniere generale de l architecture de la Casa. Apres une longue discussion et plusieurs idees d architecture nous avons decide ensembles (groupe Hoe, fondation Tsunki Shuar, "maestro")  un plan pour les fondations. Ce sont ainsi 16 colonnes de beton arme qui formeront les fondations et l armature du 1er etage et qui permetraient de soutenir les 2 etages superieurs. Les fondations s enfonceraient de 70cm dans le sol et seraient surmontee d une dalle en beton qui isolerait le 1er etage du sol. Le sol est compose d argiles silteuses consolidees et de conglomerats. Le "maestro" a beaucoup travaille avec ce type de sol, nous lui faisons confiance pour les fondations. D autant plus qu il a effectue plusieurs sondages au pic pour s assurer de la durete du sol en profondeur.


 
En plus du cout de realisation de cette structure, il faut ajouter le cout de la main d oeuvre et en particulier le "maestro" pendant 3 semaines. 

 



Nous avons estime les quantites de materiaux necessaires (fer, fil de fer, clous, sable, gravier, ciment, pierres, planches, serre-joints). Nous pouvons economiser sur le sable, les graviers et les pierres puisqu il est possible de les acheter juste a cote du terrain.

Finalement l estimation obtenue, meme si certains prix restent encore a etre precises, correspond a notre budget. Il nous reste a estimer le cout du bois pour le 1er etage (qui doit etre coupe une nuit de pleine lune d apres la tradition Shuar). De plus, il nous semble important de preciser que le maestro nous a paru tres competent et digne de confiance, en plus d etre tres sympathique.

De retour a Puyo, nous avons rencontre un professeur equatorien interesse par la mise en place de cours de francais dans son ecole. On garde le contact. Quelques minutes plus tard, nous avons pu discuter avec des amis Guaranis (une autre nation indigene) de Francisco et Maria. L un d eux parle espagnol et nous a explique que sa communaute se trouvait a 8 jours de marche ou 1jour et demi de canoe ou quelques minutes d avion de Puyo. C est une communaute de 18 familles vivant dans la foret vierge primaire (encore beaucoup d animaux) avec laquelle Francisco envisage d echanger sur les savoirs.

Encore une journee bien chargee. A demain pour de nouvelles aventures. 

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